Les documents fournis rassemblent uniquement des données japonaises sur la consommation d’alcool associée au risque de maladies liées au mode de vie et sur la présence de risques concernant les lipides sanguins, la pression artérielle ou la glycémie. Ils ne contiennent aucune information sur les antibiotiques, la résistance aux antibiotiques ou la France. Ils ne permettent donc pas de traiter une comparaison entre la France et le Japon sur ce sujet.
Deux nombres ressortent des données communiquées pour la période de janvier à décembre 2019. Le tableau de l’Enquête nationale sur la santé et la nutrition consacré à la consommation d’alcool indique un effectif total de 5 701 personnes âgées de 20 ans ou plus (ministère japonais de la Santé : https://www.e-stat.go.jp/dbview?sid=0003223920). Le tableau consacré aux risques métaboliques indique 1 459 personnes âgées de 20 ans ou plus, hors femmes enceintes, dont le tour de taille est inférieur à 85 cm pour les hommes et à 90 cm pour les femmes (ministère japonais de la Santé : https://www.e-stat.go.jp/dbview?sid=0003223784).
Deux indicateurs de santé distincts
Le premier tableau porte sur les personnes qui consomment une quantité d’alcool augmentant le risque de maladies liées au mode de vie. Ses résultats sont organisés par classe d’âge et distinguent l’ensemble de la population étudiée, les hommes et les femmes. Le nombre de 5 701 correspond à l’effectif total présenté dans le tableau de 2019, et non à une catégorie d’âge ou de sexe particulière.
Les éléments fournis ne donnent aucune valeur en pourcentage pour ce tableau. Ils permettent seulement de citer l’effectif total de 5 701 personnes et de constater que le tableau officiel prévoit des ventilations par âge et par sexe. Ils ne permettent pas de chiffrer la fréquence du comportement dans chaque classe d’âge ni de comparer numériquement les hommes et les femmes.
Le second tableau examine une autre dimension. Il répartit les participants selon leur tour de taille et selon le nombre de risques qu’ils présentent parmi trois catégories : lipides sanguins, pression artérielle et glycémie. Il distingue également l’ensemble des participants, les hommes et les femmes, ainsi que plusieurs classes d’âge. Le nombre de 1 459 correspond précisément à la catégorie située sous les seuils de tour de taille indiqués.
Pourquoi les deux nombres ne sont pas directement comparables
Les effectifs de 5 701 et de 1 459 ne décrivent pas deux niveaux d’un même phénomène. Le premier appartient à un tableau sur la consommation d’alcool associée au risque de maladies liées au mode de vie. Le second appartient à un tableau classant les participants selon leur tour de taille et le nombre de risques relatifs aux lipides sanguins, à la pression artérielle ou à la glycémie.
| Donnée disponible | Population et indicateur décrits | Ce que le document permet d’affirmer |
| 5 701 personnes | Personnes de 20 ans ou plus figurant dans le tableau de 2019 sur la consommation d’alcool augmentant le risque de maladies liées au mode de vie | Il s’agit de l’effectif total du tableau, avant lecture séparée par âge ou par sexe |
| 1 459 personnes | Personnes de 20 ans ou plus, hors femmes enceintes, dont le tour de taille est inférieur à 85 cm chez les hommes et à 90 cm chez les femmes | Il s’agit de l’effectif total présenté pour cette catégorie de tour de taille en 2019 |
| Répartition par âge | Classes d’âge prévues dans les deux tableaux | Les tableaux comportent une ventilation par âge, mais les extraits fournis n’en donnent pas les valeurs |
| Répartition par sexe | Ensemble, hommes et femmes | Les tableaux distinguent ces trois niveaux, sans fournir ici leurs effectifs respectifs |
| Risques métaboliques | Lipides sanguins, pression artérielle et glycémie | Le second tableau classe les personnes selon le nombre de risques présents |
Une comparaison directe entre 5 701 et 1 459 serait donc trompeuse. Le premier nombre constitue le total d’un tableau défini par une situation de consommation d’alcool. Le second est limité à une catégorie précise de tour de taille et exclut les femmes enceintes. La différence entre les deux nombres ne mesure ni un écart de risque ni une différence de fréquence.
Les indicateurs diffèrent également. La consommation d’une quantité d’alcool associée à un risque ne constitue pas la même mesure que la présence d’un risque concernant les lipides sanguins, la pression artérielle ou la glycémie. Les documents disponibles ne précisent pas combien de personnes appartiennent simultanément aux deux ensembles.
Ce que mesure le tableau sur l’alcool
Le tableau de 2019 recense les personnes de 20 ans ou plus consommant une quantité d’alcool augmentant le risque de maladies liées au mode de vie. L’effectif total communiqué est de 5 701 personnes. Le tableau est structuré par classe d’âge et distingue le total, les hommes et les femmes.
Cette organisation rendrait possible une lecture séparée selon l’âge et le sexe à partir du tableau complet. Toutefois, les seules données chiffrées fournies ici ne comprennent ni les effectifs de ces sous-groupes ni leurs pourcentages. Aucune conclusion numérique sur les différences entre âges ou entre sexes ne peut donc être ajoutée.
Les tableaux de 2014, 2015 et 2016 mentionnés parmi les documents connexes ne sont pas utilisés ici. Les informations fournies indiquent leurs thèmes et leurs périodes, mais ne contiennent aucun de leurs résultats chiffrés. Leur simple énumération n’apporterait donc aucun élément quantitatif supplémentaire à l’analyse de l’effectif de 2019.
Ce que permettent les répartitions disponibles
Pour l’alcool, le seul résultat chiffré disponible est ainsi l’effectif total de 5 701 personnes. Les ventilations par âge et par sexe font partie de la structure du tableau, mais leurs valeurs ne figurent pas dans les éléments communiqués. Il n’est donc pas possible d’identifier la classe d’âge la plus représentée ou de mesurer un écart entre hommes et femmes.
Pour les risques métaboliques, le chiffre de 1 459 a une portée plus étroite : il correspond aux personnes classées sous les seuils de tour de taille de 85 cm pour les hommes et de 90 cm pour les femmes. Il ne représente pas l’ensemble des participants du tableau ni toutes les catégories de tour de taille.
Ces précisions donnent une fonction différente aux deux résultats. Les 5 701 personnes constituent le total présenté pour le comportement de consommation étudié. Les 1 459 personnes constituent le total d’une catégorie de tour de taille au sein d’un tableau portant sur trois types de risques métaboliques.
Des données métaboliques complémentaires
Le tableau sur le tour de taille répartit les participants selon les seuils indiqués pour les hommes et les femmes, puis selon le nombre de risques détenus parmi les lipides sanguins, la pression artérielle et la glycémie. Pour la catégorie située sous 85 cm chez les hommes et sous 90 cm chez les femmes, l’effectif total communiqué est de 1 459 personnes.
Ce résultat concerne les personnes de 20 ans ou plus et exclut les femmes enceintes. Ces deux conditions font partie du périmètre du chiffre. Le nombre de 1 459 ne peut donc pas être présenté comme l’effectif général des personnes exposées à un risque métabolique au Japon.
Les éléments fournis ne relient pas individuellement les résultats métaboliques à la consommation d’alcool. Ils ne permettent pas de déterminer si les 1 459 personnes figurent aussi parmi les 5 701 personnes du tableau sur l’alcool, ni combien de risques métaboliques seraient associés à leur consommation.
Le véritable enjeu : lire chaque tableau dans son périmètre
Les données disponibles éclairent deux aspects distincts des maladies liées au mode de vie. D’un côté, le tableau sur l’alcool présente un effectif total de 5 701 personnes de 20 ans ou plus correspondant à la situation de consommation étudiée. De l’autre, le tableau métabolique présente 1 459 personnes dans une catégorie précise de tour de taille, parmi une population de 20 ans ou plus excluant les femmes enceintes.
Les répartitions par âge et par sexe sont prévues dans les tableaux, mais leurs valeurs chiffrées ne sont pas fournies. Il faut donc s’en tenir aux deux totaux disponibles et à leurs définitions respectives, sans leur attribuer une portée nationale ou une relation statistique que les documents ne démontrent pas.
Ces chiffres peuvent servir de points d’entrée dans les tableaux officiels, mais ils ne prouvent pas une relation entre consommation d’alcool et risques métaboliques. Ils ne fournissent par ailleurs aucun élément permettant de traiter la consommation d’antibiotiques, la résistance aux antibiotiques ou une comparaison entre la France et le Japon.
出典
- Enquête nationale sur la santé et la nutrition, tableau de 2019 sur les personnes de 20 ans ou plus consommant une quantité d’alcool augmentant le risque de maladies liées au mode de vie, ministère japonais de la Santé : https://www.e-stat.go.jp/dbview?sid=0003223920
- Enquête nationale sur la santé et la nutrition, tableau de 2019 sur les risques relatifs aux lipides sanguins, à la pression artérielle et à la glycémie selon le tour de taille, personnes de 20 ans ou plus hors femmes enceintes, ministère japonais de la Santé : https://www.e-stat.go.jp/dbview?sid=0003223784